Le 6e sens

 

                                                                          

6e sens

Prambule-54

Tournesol_thumb_thumb_thumb_thumb_thJe te salue ami

Les cinq sens habituels, nous les connaissons bien car ils ont beaucoup été étudié, mais quel est donc ce “sixième sens” dont il est question? Bien que ce ne soit pas très clair, il y en a de si nombreux exemples qu’il serait déraisonnable de douter de son existence. Naturellement, il est permis d’être sceptique, à la condition toutefois de garder l’esprit ouvert (“Et si c’était vrai?”).

Il faut aussi se rappeler que ce sixième sens ne fonctionne pas comme les cinq sens habituels et que donc, les lois physiques que l’on connaît ne s’appliquent pas. Il y a quelque chose d’arrogant à vouloir absolument démontrer qu’une chose que l’on ne connaît pas doit entrer dans les lois que l’on connaît, “sinon c’est une superstition”.  Dire ou penser: “est-ce que cette chose est explicable matériellement?”, implique que l’on connaît toutes les lois matérielles, c.a.d. que ce n’est pas “garder l’esprit ouvert”, c’est être étroit d’esprit.

Soyons rationnels: ce fameux “6e sens”  n’est pas l’apanage d’un certain ésotérisme seulement puisque la science l’étudie aussi (sous le nom d’ESP= extrasensory perception –perception extra-sensorielle). Mais il semble que l’expression “6e sens” soit une sorte d’expression fourre-tout dans laquelle on met pêle-mêle tout ce qui ne relève d’aucun des sens connus.

S’agit-il de télépathie, de prémonition, de clairvoyance, de clairaudience, peu importe: c’est classé dans “6e sens”, alors qu’un minimum de connaissance nous indiquerait que nous utilisons des termes différents parce qu’il s’agit de choses différentes. Ce qui nous amène à la question: c’est quoi au juste, le 6e sens?

Wikipédia nous renseigne brièvement: “Le sixième sens est une expression faisant référence à des perceptions extrasensorielles, c'est-à-dire n'étant pas issues des cinq sens physiologiques : la vue, l'ouïe, le toucher, le goût et l'odorat”. Cette définition manque de substance et est loin de nous satisfaire; trop sobre et voulant plaire au sceptique sans déplaire à celui qui croit, elle nous dit ce que le 6e sens n’est pas, mais ne nous apprend rien sur ce qu’il est (c’est un 6e sens, donc ce n’est PAS un des cinq sens connus: ON LE SAIT DÉJÀ ÇA!). En fait, on sent que l’auteur ne connaît rien du 6e sens.

La physiologie nous apprend que les sens sont tous reliés au cerveau (siège du mental), qui reçoit les informations données par les sens, les traite et les gère. Les sens seraient donc des sortes de “fenêtres sur le monde” sous la gérance du cerveau, qui nous permettent d’agir d’après les informations ainsi reçues; bien, nous avançons mais l’explication de la physiologie pour intéressante qu’elle soit, est partielle: elle nous dit précisément COMMENT fonctionnent chacun des sens, mais ne nous apprend rien sur ce qu’ils SONT réellement (en fait la physiologie est très compétente pour parler des ORGANES DES SENS, mais pas pour parler des SENS eux-mêmes car là, elle sort de  son domaine de compétence). Nous avons besoin de plus de “viande”, de quelque chose de plus substantiel; il nous faut donc faire appel à une autre source de renseignements pour cela: la spiritualité* (dont le domaine de compétence est l’esprit** justement!)

* La SEULE chose que la spiritualité a en commun avec la religion c’est que toutes deux s’occupent de l’esprit –mais d’une façon TRÈS différente, l’une étant dogmatique et l’autre, basée sur l’expérimentation. À part cela, ces deux sont aussi différentes que le jour et la nuit.

** L’esprit est très mal connu de la science, qui classe comme “ESPRIT” tout ce qui n’est pas purement matériel (comme les émotions, les sentiments et les pensées); quant au véritable ESPRIT, elle n’en connaît rien et doute même de son existence.

Cette limitation de la science n’est pas du tout due à sa nature matérialiste mais à son jeune âge, et n’est que temporaire: avec le temps elle COMPRENDRA des choses qu’elle n’admet pas encore aujourd’hui.

Alors, qu’est le sixième sens pour la spiritualité? Il est simple de répondre à cette question si on se demande d’abord QUI se sert des sens. Nous avons vu que pour cette branche de la science qu’on appelle la physiologie, c’est le mental; bien que cette réponse soit éclairante, elle n’est que partielle, et est si limitée qu’elle donne naissance immédiatement à une autre question: qui se sert du mental?

En creusant la question, la spiritualité s’est aperçue que c’est la conscience qui se sert du mental (ainsi que de toutes nos autres facultés: émotions et sentiments). Pas de conscience veut dire qu’on est in-conscient, donc que toute pensée est impossible. Si je vois Carole, ça implique nécessairement que je suis conscient de sa présence (si je vois quelqu’un qui n’est pas  là, j’ai un sérieux problème!)

La science, habituellement si précise dans ses définitions, confond facilement mental et conscience, tous deux étant engendrés par le cerveau selon elle; c’est qu’elle nous parle d’une chose dont elle n’a aucune connaissance réelle car incompétente dans le domaine de l’esprit (même si elle voudrait nous faire croire qu’elle est compétente pour tout). Par contre la spiritualité, qui n’est pas très compétente lorsqu’il s’agit de la matière (et le corps est de la matière) nous apprend des choses très intéressantes sur la conscience –qu’elle distingue aisément de notre faculté mentale.

C’est ainsi qu’on apprend que LA CONSCIENCE EST PARTOUT (si nous croyons que telle ou telle chose est inconsciente, c’est que c’est NOUS qui sommes inconscients de la conscience qui est là). On apprend aussi que nous avons tous une conscience (si la conscience est partout, elle est en nous aussi, non?).

Si nous sommes une conscience mais que nous ne savons que vaguement ce qu’est la conscience, il en découle que nous ne nous connaissons pas nous-mêmes. QUI sommes-nous donc? Répondre à cette question c’est s’embarquer sur la plus importante quête de tous les temps. Au bout, on comprend l’exhortation du sage: deviens ce que tu es.

Sur la conscience, la spiritualité a donc des réponses TRÈS intéressantes. Elle s’est aperçu que le mental est INCAPABLE de sentir/détecter toute forme de conscience supérieure à lui; alors elle s’est appliquée à trouver des moyens pour réduire le mental au silence, et a constaté qu’une fois “le silence mental” établi (temporairement le plus souvent) l’être s’universalise spontanément, c.a.d. que le SEUL effort nécessaire est de forcer le mental à se taire, après, “tout va bien”, automatiquement. Le mental étant une incorrigible machine à moudre des pensées, obtenir son silence est tout un exploit puisqu’il “moud des pensées” sans arrêt du matin jusqu’au soir, tous les jours, de la naissance à la mort (il n’est donc pas exagéré de dire que nous sommes esclave du mental –ou emprisonné/limité par lui). Dès lors la spiritualité s’est donnée pour principal objectif de LIBÉRER l’Homme –moksha ou mukti (non pas abolir sa faculté de penser –ce qui serait contre-évolutif- mais lui permettre de NE PLUS PENSER, à volonté, ne fut-ce que temporairement).

Quand on a réussi à “ne plus penser”, il se produit plusieurs choses intéressantes. D’abord on constate combien cette “boîte à pensées” est bruyante: son tintamarre nous empêche d’entendre la voix tranquille de la conscience (qui est un guide infaillible*). On remarque aussi que toute cette activité mentale est extrêmement énergivore: dès que nous sommes capables de “silence mental” nous récupérons des tonnes d’énergie (toutes ces pensées consomment une énergie formidable).

* Comme les matérialistes ne croient pas à ce “guide infaillible” (puisqu’il n’est pas matériel) ils n’ont d’autre choix que de vivre selon ce qu’ils croient OK, le mental. D’où notre monde déréglé puisque tout le monde sait que le mental est très faillible.

 Puis nous mesurons jusqu’à quel point le mental nous dissimulait les merveilles de l’esprit (plus par incapacité que par mauvaise volonté): dans cette zone de paix et de silence que nous représentons désormais, nous disposons automatiquement de toutes sortes de capacités (des “pouvoirs” selon le mental, qui décidément peut très peu).

Alors, est-il possible de connaître les choses sans l’intermédiaire des sens? NON, répond le mental. OUI (et c’est absolument naturel) nous dit cette conscience que chacun de nous est DÉJÀ au plus profond de lui-même. C’est le mental, qui parle de sixième sens; la conscience, elle, n’a besoin d’aucun sens pour connaître et comprendre les êtres et les choses.

La vérité est qu’il n’y a pas MA conscience, TA conscience, SA conscience: il y a LA conscience et nous en bénéficions tous (nous sommes conscients, n’est-ce pas?) Et la conscience n’est pas “ici mais pas là”, en moi mais pas en lui: elle est PARTOUT. Alors, quoi d’étonnant à ce que celui qui est conscient de “LA CONSCIENCE QUI EST EN TOUT” sache ce qu’il veut savoir sans considération de distance ou de “mon corps, ton corps, etc.”?

Nous baignons tous dans un océan de conscience, et nous ne le savons pas. 

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Laval, Québec
L'AVC qui a laissé mon corps handicapé il y a une vingtaine d'année m'a aussi donné une compréhension inouïe de tous les êtres vivants (surtout humains mais aussi animaux).
Les scientifiques disent que nous utilisons seulement 10% du cerveau. Peut-être mon 10% s'est-il légèrement déplacé car des choses qui sont faciles à la plupart me sont impossibles ou difficiles et des choses qui leur sont extraordinaires sont très ordinaires pour moi.

Mes amis disent que je suis philosophique car je ne prends pas la vie pour acquis: je la questionne jusqu'à ce qu'elle me donne des réponses. Mais cela m'a amené à découvrir quelques uns de ses secrets, et ces secrets, je veux les partager avec toi, ami. (Voir L'HOMME QUI CHERCHAIT DES RÉPONSES -juil. 2008)

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