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Rendre heureux rend heureux

 

 smile

TOURNESOL2

JE TE SALUE AMI

De nos jours un peu partout dans le monde, l’être humain tourne carrément le dos au bonheur. Ça veut dire que, quand on connait le fonctionnement du monde, espérer être habituellement heureux (ce qui est tout à fait légitime) est non seulement impossible, mais en plus, on s’éloigne du bonheur au fur et à mesure de nos actions (plus on agit et moins on est heureux).

Le fait que l’humanité n’aie pas encore atteint la paix, l’harmonie et le bonheur après tous ces millénaires, toutes ces tentatives infructueuses (sans parler des “systèmes sociaux” de toutes sortes) devrait nous mettre la puce à l’oreille: il y a quelque chose de terriblement erroné dans ce que nous faisons.  Bien sûr, la situation n’est pas du tout désespérée et ne le deviendra pas: l’être humain est suffisamment intelligent pour remarquer cette absence de paix véritable, et sera forcé de réagir bien avant “le point de non-retour” (comme toujours il ne réagira que lorsque la situation lui semblera suffisamment catastrophique –ce qui est imminent).

Ça ne peut pas continuer comme ça, il faut absolument que quelque chose change, mais comme il n’est pas encore réaliste d’espérer un changement global de l’humanité (qui est sûr de venir BIENTÔT), la seule action possible demeure l’action individuelle. L’Homme n’est pas un paresseux, et lorsqu’il s’y applique il n’y a pas de difficultés/problèegal2mes qu’il ne peut résoudre. Mais il manque de vision claire pour savoir QUOI FAIRE (c’est pour cela que c’est si long). 

Contrairement à ce que laisse entendre la démocratie, on n’est pas tous égaux: chacun est UNIQUE et différent de tous les autres (ce qu’il y a d’intéressant dans la démocratie, c’est que pour la première fois tout le monde a les mêmes droits). C’est comme les enfants d’une même famille: certains ont 2-3 ans, d’autres, une dizaine d’années, et d’autres encore sont dans l’adolescence; bien que tous aient les mêmes droits (à exister et à s’exprimer), ces enfants ne sont pas égaux –à cause même de la courbe de croissance qui leur est commune.

Quelle action individuelle peut amener un comportement qui engendrera un état de bonheur habituel et durable chez soi? Voilà qui serait intéressant de savoir. En fait il est très facile de le savoir si on procède par élimination: habituellement chacun recherche (ou essaie de bâtir) son propre bonheur; de toute évidence ça ne marche pas, puisque personne n’est heureux de façon continuelle; même si quelqu’un est relativement heureux, c’est un bonheur qui alterne avec des événements “non heureux” (difficultés de toutes sortes, situations contraires ou même hostiles, événements malheureux, etc.), et dès lors qu’il alterne, ce n’est plus un “bonheur habituel”, mais un bonheur partiel. Que faire alors puisque ce qu’on veut, c’est être TOUT LE TEMPS heureux?

Simple, il suffit de changer d’attitude (donc de comportement) pour faire l’exact opposé de ce qui ne fonctionne pas, et l’on débordera BIENTÔT de bonheur et de joie. De quel changement de comportement s’agit-il donc? Est-ce difficile? Est-ce même possible? Eh bien OUI, c’est possible, et c’est tout à fait NATUREL (mais on ne peut pas dire que ce soit facile parce que NOUS ne vivons pas d’une façon qui soit naturelle). De tous temps il y a eu quelques Hommes déterminés qui ont réalisé cela, et ils ont qualifié leur état de “bonheur transcendant”, de “joie ineffable” ou de “félicité divine”. APPRENONS COMMENT FONCTIONNE LA NATURE, PUIS CONFORMONS-NOUS Y, ET ÊTRE HABITUELLEMENT HEUREUX DEVIENDRA FACILE ET NORMAL (= la norme).

Présentement, le modèle que propose la société est “L’INDIVIDUALISME” (qui est basé sur l’idée que “je dois bâtir mon propre bonheur, car personne d’autre ne le fera pour moi). Comme on l’a vu, on sait maintenant que cela ne fonctionne pas. Alors pourquoi ne pas essayer le contraire: chercher D’ABORD à rendre les autres heureux (un genre d’entraide ou de solidarité)? De prime abord on n’en comprend pas la logique: est-ce une sorte d’altruisme? Mais alors s’il est vrai que ma priorité est mon propre bonheur, on doit admettre que la priorité de chacun des autres est aussi son propre bonheur. Dès lors il devient évident qu’un altruisme quelconque ne peut être une solution valable (quoi qu’en disent la religion et la spiritualité). La solution est donc ailleurs.

ProbabimagesCAE5DVODlement à cause du jeune âge de l’humanité, généralement on s’y prend très mal: on croit que DEVENIR RICHE (ou avoir du pouvoir, être populaire) va nous rendre  heureux. Alors on s’efforce d’obtenir ces choses (et si on y investit du temps, on les obtient). Mais ça ne marche JAMAIS (les gens riches ne SONT PAS plus heureux, ils ont des problèmes de riches, c’est tout).  Puis un jour on commence à comprendre qu’ON RÉCOLTE CE QU’ON A SEMÉ: je ne peux pas m’attendre à être heureux (ou avoir de la joie) si je n’en ai pas semé AU PRÉALABLE.

Être heureux est extrêmement simple quand on sait COMMENT (et ça s’apprend). Mais tout d’abord il faut savoir que personne n’est malheureux de façon absolue; nous connaissons TOUS des moments de pur bonheur parfois. Donc premier point: le bonheur n’est pas un inconnu pour nous. On n’a donc pas à créer le bonheur de toutes pièces, il faut seulement apprendre à le développer, c’est tout. COMMENT? QUOI FAIRE? La réponse nous est donnée dans une ancienne maxime: “FAIS AUX AUTRES CE QUE TU AIMERAIS QU’ON TE FASSE”. Bon, mais c’est qui “LES AUTRES”?

Les autres, ce n’est pas “TOUT LE MONDE”. Bien sûr, on est 7 milliards d’Homo sapiens sur cette bonne vieille Terre, mais soyons réaliste: on ne rencontrera jamais le paysan afghan ou l’ouvrier chinois, pas plus qu’on ne connaitra tous les gens de toutes les villes, ni même tout le monde de la ville où on habite. La religion le dit: aimez votre PROCHAIN; mon PROCHAIN c’est quelqu’un qui m’est proche. L’important n’est pas DU TOUT de s’occuper de tout le monde, mais de favoriser (et d’encourager) le bien-être des gens qu’on connaît. On change d’attitude, OUI, mais il faut le faire GRADUELLEMENT: on commence par le conjoint et les enfants, puis on élargit le cercle: famille et belle-famille, amis et connaissances, patrons et collègues, etc.

Comment “vouloir le bonheur de l’autre avant le mien” peut-il me rendre heureux? Chaque fois qu’on fait quelque chose pour quelqu’un d’autre (n’importe qui) cela amène une joie intérieure IMMÉDIATE. La répétition d’un geste de même nature devient une habitude. Pour être heureux de façon “habituelle”, il suffit donc de prendre l’habitude de faire ces petits gestes qui rendent heureux.

Peu à peu on passe ainsi de MOI à TOI (TOI étant tout ce qui n’est pas MOI). (À bien y penser, ce TOI est peut-être à l’origine de tout ce blabla pédant sur l’altruisme, qui sait?). “MOI” –ÉGO- est comparable à un échafaudage. Comme on l’a vu ailleurs: “Un échafaudage, c’est très utile pour ériger un édifice; mais dès que celui-ci est terminé on l’enlève (et l’édifice ne s’écroule pas). De même pour l’être humain: l’égo de Bernard est très utile pour qu’il devienne… Bernard (et non Paul ou Luc). Mais ça y est, Bernard existe maintenant: il peut donc se débarrasser de l’égo (devenu inutile), et il demeurera “reconnaissablement” Bernard (sans égo, il est encore lui-même et ne retourne PAS à l’indifférenciation originelle)” -extrait de L’altruisme.  Passer d’un mouvement centripète (égoCENTRIQUE) à l’EXPANSION d’un mouvement vers “ce qui n’est pas MOI” engendre AUTOMATIQUEMENT un état de bonheur.

Ce qu’il faut, c’est d’avoir à coeur le bonheur de notre PROCHAIN, et de le lui montrer par de petits gestes (comme, par exemple, lui sourire, lui dire un mot d’encouragement, faire quelque chose pour lui, lui consacrer du temps, le remercier, dire qu’on est fier de lui, qu’on l’aime; chacun trouvera par lui-même ce qui lui fait plaisir). Évidemment, penser à l’autre au lieu de penser à “MOI” d’abord est un complet renversement de tout ce que je savais (ou plutôt croyais savoir) sur ce qui peut me rendre heureux (j’appelle cela “changer de regard” –d’attitude ou de perspective).

Mais ce n’est pas tout. Il faut tenir compte de ce qu’on appelle “la réciprocité” (qui engendre un sentiment mutuel). Si je montre à telle personne que son bien-être m’intéresse au plus haut point, cette personne ne voudra pas être en reste et s’efforcera à son tour de me faire plaisir; c’est tout à mon avantage car, au lieu d’une (1) personne qui cherche à me rendre heureux (moi-même), il y en aura plusieurs: toutes les personnes que je m’efforce de rendre heureux. On peut comparer cela à notre corps: nous avons un seul corps, qui est composé de beaucoup d’organes (et chaque organe voit à ce que le corps soit au maximum de ce qu’il peut faire).

Je suis responsable de mon prochain, et mon prochain est responsable de moi.

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5 commentaires:

Jigé a dit...

J'ai reçu un commentaire qui disait "JE KIFFE"; au Québec ça ne veut rien dire. Est-ce que qqn peut traduire?

Quinquabelle a dit...

Cela signifie en argot "apprécier, aimer". :-)

Anonyme a dit...

C'est de l'arabe ;-)

Jigé a dit...

Je ne comprend pas, Anonyme. Qu'est-ce qui est de l'arabe? L'argot KIFFE ou mon texte?

Jérémy a dit...

bon jour jigé!

visiblement, c'est 'kiffe' qui viendrait de l'arabe:
http://fr.wiktionary.org/wiki/kiffer
ou plus général: https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=kiffer+arabe

j'ai découvert ton site hier, il me parle profondément et je sens qu'il va (et qu'il m'a déjà) énormément m'apporter!

un immense merci, excellent week-end!

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QUI EST DONC CE JIGÉ?

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Laval, Québec
L'AVC qui a laissé mon corps handicapé en 1990 m'a aussi donné une compréhension inouïe de tous les êtres vivants (surtout humains mais aussi animaux).
Les scientifiques disent que nous utilisons seulement 10% du cerveau. Peut-être mon 10% s'est-il légèrement déplacé car des choses qui sont faciles à la plupart me sont impossibles ou difficiles et des choses qui leur sont extraordinaires sont très ordinaires pour moi.

Mes amis disent que je suis philosophique car je ne prends pas la vie pour acquis: je la questionne jusqu'à ce qu'elle me donne des réponses. Mais cela m'a amené à découvrir quelques uns de ses secrets, et ces secrets, je veux les partager avec toi, ami. (Voir L'HOMME QUI CHERCHAIT DES RÉPONSES -juil. 2008)

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