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Le stress chronique: un fléau moderne



Je te salue ami.


Le mot anglais STRESS désigne un effort d’adaptation du corps à une situation contraignante. TOUTE chose a un aspect positif ET un aspect négatif, le stress aussi. Si un  homme m’attaque, soit je me défends, soit j’évite l’agression en m’enfuyant. stressDans les deux cas, c’est une réponse du corps qui cause un stress à un acte jugé indésirable. Mais quand l’agression a été résolue, il y a retour à la normale et le stress disparaît. C’est un exemple de l’aspect positif du stress (et ça m’a peut-être évité des problèmes).

 
Supposons maintenant que ma vie soit continuellement menacée. Je vis alors dans un état de stress constant qui m’empêche d’être serein et heureux. En psychologie on appelle cela le stress chronique. C’est un exemple de l’aspect négatif du stress. En français on a adopté ce mot anglais en restreignant sa signification à celle de STRESS CHRONIQUE comme dans la phrase J’ai un travail stressant”. 

 
heureuxSur ce blog, j’ai souvent dit que le but de la vie est d’apprendre à être heureux. Or les conditions qui prévalent actuellement dans nos sociétés ne favorisent pas le bonheur, au contraire. En fait on ne s’en aperçoit peut-être pas, mais on vit dans un état de stress permanent qui est le contraire même du bonheur que l’on essaie de trouver, et quelqu’un qui serait conscient d’un état de bonheur total remarquerait tout de suite que l’état de stress permanent dans lequel nous vivons nous EMPÊCHE d’être vraiment heureux.

 
Nous ne le remarquons peut-être pas mais le stress est partout dans notre vie: non seulement les conditions de travail sont stressantes pour beaucoup, mais en plus il y a le stress supplémentaire d’arriver à l’heure au travail; et puis rouler dans le trafic, soucis d’argent, etc. Même les gens qui restent à la maison connaissent un certain stress (probablement moindre que ceux qui occupent un emploi) souvent relié à des questions d’argent ou de temps. Ce qui veut dire que nous vivons continuellement dans une sorte de fébrilité avec un espoir assez inconsistant que le moment suivant sera meilleur. Autrement dit, nous traversons la vie sans jamais goûter au moment présent.

 
Et nous croyons que c’est normal. Nous croyons même qu’il est normal d’être heureux “à temps partiel”, le reste du temps, mon Dieu, nous sommes plutôt neutres (ou tristes, ou malheureux).  “Mais c’est comme ça la vie: il y a des moments heureux et des moments malheureux; soyez réaliste, enfin”. Eh bien, non. Ce n’est PAS normal; ce qui serait normal, c’est d’être TOUJOURS heureux. Notre façon de vivre est stressante; exacerbé, cela peut même mener à la dépression ou au burn-out. Et c’est considéré comme normal?

 
Mais ce n’est pas LA vie qui est stressante, c’est NOTRE façon de vivre. Autrement dit, nous n’avons pas besoin de changer la vie pour qu’elle devienne plus belle et plus intéressante. Elle est DÉJÀ belle. Il faut s’en apercevoir, c’est tout. Et pour cela, prendre le temps de la regarder, ce qui nous permet de goûter chaque moment (j’appelle cela “changer de regard”).

 
Comme dit le zenzen: “maintenant tout est différent, et pourtant rien n'a changé”. Ça veut dire qu’on mange les MÊMES choses, on a les MÊMES vêtements, on habite la MÊME maison, on parle aux MÊMES amis, etc. Avec une différence de taille: présentement, les conditions ne sont pas favorables au bonheur, mais ça s’apprête à changer pour tout le monde. Non pas que nous deviendrons meilleurs, plus méritants ou que sais-je, mais tout simplement parce que c’est l’heure. Présentement nous sommes dans une  tempête (= une atmosphère de haine, de violence et de crime ). Ça peut nous paraître long, mais aucune tempête n’est éternelle, et “après la tempête, le beau temps”: le soleil s’apprête à se lever parce que c’est l’heure: le soleil,  il ne se lève pas pour quelques “saints”, une classe de gens spéciaux ou un peuple élu, “et malheur aux autres”. NON! Quand il se lève, il réchauffe et éclaire tout le monde sans exception. Alors cette phrase du zen a longtemps été vraie pour l’individu, mais cette fois-ci c’est collectivement.

 
TOUT va dans le sens de notre plus grand bonheur, ce qui est bien et ce qui est mal (en fait le bien est une sorte de leçon et le mal, une autre sorte de leçon: on apprend de TOUT, c’est formidable). Même le stress peut contribuer à nous rendre plus heureux: il suffit d’apprendre que par le stress il est impossible d’être heureux. Donc c’est à éviter. Difficile? La difficulté n’existe que parce que nous PENSONS que c’est difficile: si nous PENSONS que c’est possible, alors RIEN n’est impossible, TOUT est possible.


 


Pendant des années les tunisiens croyaient que ce n’était pas possible; alors ils n’agissaient pas. Puis un jour les circonstances (le prix des denrées alimentaires) les ont poussé à agir et ils se sont débarrassés d’un système qui les opprimait. Et maintenant tout le monde connaît le truc: si on veut se débarrasser de quelque chose d’indésirable, il suffit de dire non collectivement. On ne veut plus de stress? Alors refusons les conditions stressantes. Si beaucoup de personnes disent non aux conditions stressantes, le stress peut disparaitre rapidement de nos vies.

 
La France aussi connaît le truc, mais elle ne s’en sert pas (ou plutôt elle s’en sert, mais mal): la grève. Ils ont l’habitude, n’est-ce pas; c’est presque le sport national chez eux. Mais au lieu de faire la grève pour améliorer les conditions de vie d’un groupe (les postiers, les cheminots), il faut faire la grève pour l’ensemble (et la grève TOTALE): nous voulons la joie permanente, le bonheur permanent; nous refusons les conditions de vie qui vont à l’encontre de cela.

 
La grève totale, oui, mais pas seulement en France: pour que cela ait un résultat valable, il faut que cette grève ait lieu un peu partout sur la Terre. Si des dizaines de millions de personnes s’assemblent pacifiquement dans beaucoup de pays, ça ne peut pas ne pas avoir d’effet, c’est IMPOSSIBLE.


Comme ce sera beau le jour où l’Homme refusera collectivement les vieilles conditions. Mais attention: se débarrasser du vieux système n’est que la première étape. Après il faut que quelque chose d’autre prenne la place, quelque chose de tout à fait nouveau à quoi personne n’a pensé, sinon on retombe dans des conditions à peine meilleures qu’avant. Quand on s’est débarrassé du vieux système, il y a un moment de flottement: le vieux système a beau être contraignant, il nous fournit une sorte de garde-fou sécuritaire pour nos actions de tous les jours. Alors on peut être tenté de remplacer le vieux système par un nouveau: après tout un système c’est si rassurant.

 
C’est là qu’il faut être vigilant et ne pas se hâter de remplacer les murs tombés par de meilleurs murs. ON EN A FINI POUR TOUJOURS DES SYSTÈMES ET DES MURS. On n’est pas fait pour vivre dans des murs: on est fait pour vivre libre. ET NOUS REBÂTIRONS LE MONDE PAR LA FORCE DE NOTRE JOIE.

 
Viens frère, prends ma main et viens rire avec moi sur une Terre heureuse et belle.
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QUI EST DONC CE JIGÉ?

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Laval, Québec
L'AVC qui a laissé mon corps handicapé en 1990 m'a aussi donné une compréhension inouïe de tous les êtres vivants (surtout humains mais aussi animaux).
Les scientifiques disent que nous utilisons seulement 10% du cerveau. Peut-être mon 10% s'est-il légèrement déplacé car des choses qui sont faciles à la plupart me sont impossibles ou difficiles et des choses qui leur sont extraordinaires sont très ordinaires pour moi.

Mes amis disent que je suis philosophique car je ne prends pas la vie pour acquis: je la questionne jusqu'à ce qu'elle me donne des réponses. Mais cela m'a amené à découvrir quelques uns de ses secrets, et ces secrets, je veux les partager avec toi, ami. (Voir L'HOMME QUI CHERCHAIT DES RÉPONSES -juil. 2008)

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