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Y a-t-il une âme?







Il y a la vie et son contraire, la mort. La vie, on ne sait pas vraiment ce que c’est, mais il est évident que nous sommes vivants: «Voyons, ça ne se discute même pas». La mort non, plus, on ne sait pas vraiment ce que c’est: «C’est quand on n’est plus vivant. Voilà!» Qu’est-ce qu’il y a après cette vie? Là, les opinions (c.a.d. les croyances) varient beaucoup: certains croient que c’en est fini de tout ce qui fait un MOI, tandis que d’autres croient plutôt que le MOI continue sous une autre forme. La mort du corps qui devient cadavre, ça, oui, on connaît. On connaît même de mieux en mieux, et de nos jours plus personne ne croit plus à la mort cardiaque: «Tout le monde sait que la mort réelle, c’est la mort du cerveau, voyons!»

Si on résume, on ne sait ni ce qu’est la vie ni ce qu’est la mort; et on ose prétendre qu’on sait quand on est vivant. Et si on se trompait? Si on ne sait pas ce qu’est la vie, comment peut-on dire qu’on est vivant? Et puisqu’on ne sait pas vraiment ce qu’il y après la mort, comment peut-on savoir si on n’est pas vivant là aussi? On peut légitimement se poser ces questions, non? Et encore: s’il est possible que la science puisse dire que «la mort clinique, c’est la mort cérébrale» ce n’est qu’en restreignant volontairement son champ de recherche (comme une loupe permet de mieux voir, mais en ce faisant, diminue de beaucoup le champ de vision). La science souffrirait donc d’une sorte de myopie intellectuelle qui l’empêcherait de savoir avec certitude si l’âme existe ou non. Inutile donc d’espérer d’elle une réponse valable à ce sujet.

Comment, alors, peut-on logiquement affirmer qu’il n’y a pas d’âme? Même la science (qualifiée de matérialiste puisqu’elle n’étudie que la matière) est incapable de l’affirmer. Elle ne peut que dire: présentement nous n’avons aucune preuve de son existence. Peut-être y en a-t-il une, peut-être pas; on ne sait pas vraiment. Sauf que… des gens (qualifiés de sages et non de stupides) nous affirment que non seulement l’âme existe, mais que c’est notre être véritable (inconscient, donc inconnu), «plus moi que moi, disent-ils», qu’eux ils en sont devenus conscients et que ça été la plus formidable expérience de leur vie, qu’en devenant conscients de l’âme ils ont automatiquement eu ses capacités. Ces sages ne tarissent pas d’éloges sur leur découverte, et sont même prêts à nous dire comment procéder pour faire la même découverte.

Mais pourquoi les croirions-nous? Bien sûr ce ne sont pas de fieffés menteurs qui cherchent à nous tromper. On n’oserait pas dire non plus qu’ils sont stupides; après tout, ils sont comme nous: ils cherchent à être heureux, et chercher à être heureux, ce n’est pas stupide. Eux disent qu’ils ont trouvé quelque chose qui rend heureux de façon permanente (pas parfois heureux et parfois non). Nous pouvons légitimement ne pas les croire. Mais, soyons logiques. Si nous n’avons jamais essayé –essayé sérieusement- comment pouvons-nous affirmer qu’ils se trompent? Si quelqu’un me dit: Voilà le chemin qui mène au bonheur et que je rejette d’emblée sa solution, je me prive de la possibilité de savoir que c’est peut-être faux.

En résumé, l’âme existe peut-être, qui sait? Si elle existe vraiment, mais qu’on ne se donne pas la peine de chercher, c’est nous les stupides, non? Après tout qu’est-ce qu’on risque? Si elle n’existe pas, ça nous aura coûté du temps mais on sera plus riche intellectuellement; et si elle existe (et qu’elle soit le vrai moi comme ils disent), alors j’aurai découvert qui je suis vraiment; et ça c’est formidable. Mais dans les deux cas j’aurai gagné. Cool, non?




1 commentaire:

Toutarmonie a dit...

:-)))
Très cool effectivement.
Si j'en écris davantage, j'en aurais pour des pages....:-))))
Et c'est encore les vacances, et le temps me manque... mais je vais me reprendre, soit en certain!!!!
J'en frétille même!
;-)

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QUI EST DONC CE JIGÉ?

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Laval, Québec
L'AVC qui a laissé mon corps handicapé en 1990 m'a aussi donné une compréhension inouïe de tous les êtres vivants (surtout humains mais aussi animaux).
Les scientifiques disent que nous utilisons seulement 10% du cerveau. Peut-être mon 10% s'est-il légèrement déplacé car des choses qui sont faciles à la plupart me sont impossibles ou difficiles et des choses qui leur sont extraordinaires sont très ordinaires pour moi.

Mes amis disent que je suis philosophique car je ne prends pas la vie pour acquis: je la questionne jusqu'à ce qu'elle me donne des réponses. Mais cela m'a amené à découvrir quelques uns de ses secrets, et ces secrets, je veux les partager avec toi, ami. (Voir L'HOMME QUI CHERCHAIT DES RÉPONSES -juil. 2008)

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