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Que signifie “être réaliste”?

verre d'eau

 

Tournesol_thumb_thumb_thumb_thumb_thJe te salue ami

On connaît l’exemple classique du verre à moitié rempli que l’on voit à moitié plein ou à moitié vide selon qu’on est optimiste ou pessimiste. Et bien sûr, nous ne sommes pas de ceux-là: nous sommes RÉALISTES, c.a.d. que nous voyons le monde tel qu’il est.

Mais au fait, comment savons-nous que ce que nous percevons est exact et que nous voyons le monde tel qu’il est? Si je vois Nathalie, comment savoir que ce n’est pas une illusion, mais que je la vois telle qu’elle est? La psychologie nous dit que nous avons 5 fenêtres qui nous permettent de connaître le monde: les 5 sens. En poursuivant notre étude, on s’aperçoit que les 5 sens sont reliés par des nerfs à notre cerveau, siège du mental. En définitive, toute information que je reçois sur le monde transite forcément par le mental, et c’est lui qui m’informe sur l’apparence du monde. Pour avoir une connaissance juste et exacte du monde qui m’entoure il est donc primordial que le mental m’en donne une image adéquate, sinon je risque de prendre “des vessies pour des lanternes”, c.a.d. d’en avoir une image erronée. Ce qui revient à dire que pour pouvoir se dire réaliste, il faut avoir un mental qui interprète correctement les messages des sens.

Or, contrairement à ce que l’on croit, le mental est subjectif (beaucoup moins que les émotions, c’est entendu, mais subjectif tout de même): il agit comme un filtre qui colore et déforme tout ce qui passe à travers lui, c.a.d. qu’il est incapable de nous montrer le monde tel qu’il est.

Nous ne voyons JAMAIS le monde (les êtres et les choses) tel qu’il est, nous le voyons TEL QUE LE MENTAL LE VOIT et nous le montre. Par exemple, si je converse avec Nathalie, je ne la vois pas telle qu’elle est réellement, je ne vois que MA Nathalie –celle que JE crois qu’elle est- et 10 personnes verront 10 Nathalie différentes, chacun selon sa subjectivité propre.

Quand on connaît la nature du mental (d’où la CONNAISSANCE DE SOI) on voit qu’il y a une bonne raison pour cela. Le mental est un excellent FORMATEUR: il n’y en a pas deux comme lui pour donner forme à ce qu’il voit. Par exemple, il est incapable de créer la communication, mais en observant celle-ci il invente le téléphone (qui sert à… communiquer).

C’est une très bonne chose qui nous a donné un avantage énorme sur l’animal. Mais rien n’a que des avantages et aucun inconvénient, pas même le mental. Ce mental, pour excellent qu’il soit pour FAIRE (agir, inventer), est des plus incompétent quand il s’agit de SAVOIR. Or on remarque que nous le sollicitons constamment: avant d’AGIR, nous cherchons à SAVOIR si notre action est souhaitable ou non, nous observons les choses dans l’espoir d’en tirer une loi éventuellement utile pour notre vie, etc. Bref, nous demandons constamment au mental de nous conseiller sur ce que nous devons faire.

Mais hypothétiquement, si le mental était bon conseiller, il y a longtemps qu’il nous aurait dit quoi faire pour être plus heureux, non?; or, au contraire, plus les siècles et les  millénaires passent, et moins l’Homme est heureux. Cela devrait nous mettre la puce à l’oreille: nous utilisons MAL ce merveilleux instrument; le mental n’est pas fait pour nous dire quoi faire. Il y a quelque chose de BEAUCOUP plus capable et compétent pour cela: le mental l’appelle l’âme.

Nous n’avons pas eu d’effort à faire pour bénéficier du mental: il existe déjà sur Terre et nous sommes nés avec. Mais pour “l’âme” c’est différent. Bien sûr nous en avons tous une (tout comme nous avons tous un mental), mais “l’âme” n’est pas encore établie sur Terre; nous en sommes donc inconscient. Et puisque c’est inconscient, nous  ne la connaissons pas (certains doutent même de son existence): en devenir conscient exige donc un sérieux investissement de temps (souvent des années)

Découvrir son âme vaut-il la peine qu’on y consacre tout ce temps? Eh bien ça dépend. Ce n’est pas absolument nécessaire (beaucoup de gens vivent même sans y croire) mais ça présente d’immenses avantages. D’une part, ce que le mental appelle l’âme, est en vérité le moi véritable –ou soi- (“plus moi que moi” dit la spiritualité, qui a étudié sérieusement la question): alors “découvrir son âme”, c’est découvrir qui on est vraiment. Et là, on fait des découvertes EXTRAORDINAIRES. Il n’y a pas MON âme, TON âme, SON âme: il y a L’ÂME, et elle n’appartient à personne en particulier (de même le mental n’appartient à personne en particulier, mais il permet MES pensées, TES pensées, SES pensées). C’est difficile d’expliquer cela en mots car le mental RÉDUIT toujours la portée des mots, mais ceux qui connaissent l’âme sont encore des individus (ils ne retournent pas à l’indifférenciation originelle), mais comme ils n’ont plus d’égo, leur individualité ne s’oppose pas à l’individualité des 7 milliards d’autres individus (pour se limiter aux êtres humains): ils sont donc individuels et collectifs EN MÊME TEMPS (ça a l’air de ne pas avoir de sens, mais que faire: il faudrait un autre langage). En d’autres mots, il se reconnaît en tous, et est donc d’emblée AMICAL ou FRATERNEL avec tout le monde, connu ou inconnu.

En outre, il est TOUJOURS suprêmement heureux, 24 hres/jour, 7 jrs/sem et ce, de façon égale (pas parfois plus heureux et parfois moins heureux). Tout se passe comme s’il était fait de la substance même du bonheur (le sentiment RESSENT les choses; eh bien le vrai moi, lui, EST HEUREUX, c’est sa nature), alors que le mental est parfois heureux et parfois malheureux, en alternance et perpétuellement. Ce n’est que le début. Ce “vrai moi” peut INFINIMENT plus que le mental: en fait le mental peut très peu (si quelqu’un peut faire ce que le mental ne peut pas, ce dernier le qualifie de miracle, alors que pour le vrai moi ce n’est pas un miracle du tout: c’est sa nature habituelle). Pour le mental, ce que fait LE VRAI MOI est miraculeux, et comme il croit difficilement aux miracles (qu’il ne s’EXPLIQUE pas), de même il ne croit pas facilement à l’âme (ou même la nie).

Dans certaines circonstances extrêmes tout Homme peut devenir tortionnaire, voler ou même tuer; bref, on voit le pire qui est en lui. Si l’on ne connaît pas suffisamment l’être humain, il peut être facile de croire que “c’est sa vraie nature qui ressort”. En fait ce n’est pas cela. Ce “pire” dissimule sa vraie nature qui est divine. Pour trouver cet aspect divin dans l’Homme il faut devenir conscient de “son VRAI moi” (que le mental appelle “âme”).

Trouver le vrai moi (ou âme) est assez long parce que nous n’en sommes pas conscient, et prendre conscience d’une chose nouvelle prend du temps; par contre c’est très naturel parce que nous n’avons pas à le créer de toute pièce: l’âme est déjà là en chacun (TOUT LE MONDE, même ceux qui n’y croient pas), il faut juste en prendre conscience (et pour cela il suffit d’ôter ce qui nous empêche de voir que c’est notre VRAIE NATURE).

Et pour réaliser notre vraie nature, pas besoin d’aller loin: c’est ICI sur Terre. On ne peut donc pas se tromper: QUOI QU’ON FASSE, C’EST À NOTRE PORTÉE. Puisqu’elle est partout on ne peut pas se tromper: on fait comme on a l’habitude de faire (on peut méditer de telle ou telle façon ou ne pas méditer du tout, suivre telle ou telle voie spirituelle ou pas de voie du tout, écouter les conseils de tel ou tel gourou, ou pas de gourou (les gourous et les “sages” méditent et méditent pour s’élever jusqu’au divin, et quand ils l’ont trouvé, ils s’aperçoivent qu’il est ici aussi, car le divin est partout, TOUT CE QUI EST EST DIVIN (le divin est TOUT: toi, moi, tout le monde, TOUT: il n’est RIEN qui ne soit le divin). Si je crois que je ne suis pas divin, ce ne peut être que je prend le “moi ordinaire” pour le “vrai moi”, qui lui est divin (à moins qu’on croie que le vrai moi n’existe pas).

Mais “faire ce qu’on a l’habitude de faire” ne veut pas du tout dire vivre de la façon habituelle. Si on n’est pas PLEINEMENT heureux “ici et maintenant”, c’est signe que la “façon habituelle” laisse à désirer. Il faut donc “changer sans changer” (ça me rappelle le “Maintenant tout est différent, et pourtant rien n’a changé” du zen): on fait tout ce qu’on fait d’habitude (aller à l’épicerie, faire du sport, se promener, etc.) mais on le fait avec une ATTITUDE complètement différente (j’appelle cela “changer de regard” ou “voir autrement”): et il faut une chose, ABSOLUMENT: une volonté inflexible de réaliser le soi -ou vrai moi- (comme quelqu’un qui se noie et qui a BESOIN d’une seule chose: de l’air, sinon il va crever). Évidemment, personne n’a une telle volonté au départ: il faut apprendre à la développer. C’est pour ça que ça prend du temps.

Et ça change tout. Peu à peu (ou parfois très vite, soudainement) à mesure que notre regard change, nous remarquons que le monde “prend des couleurs”: il ne nous apparaissait gris que parce que nous étions nous-même plein de grisaille. Alors il faut apprendre à voir le monde comme il est VRAIMENT: plein de jolies couleurs. Quand on voit cela “le monde est différent”: tout ce qu’on VOIT nous apparaît TEL QUE C’EST, tout ce qu’on SENT nous apparaît TEL QUE C’EST, etc.  Chaque instant est suprêmement intéressant.

Alors “découvrir son âme vaut-il la peine qu’on y consacre tout ce temps?” Quand on l’a trouvé, la réponse est OUI, MILLE FOIS.

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4 commentaires:

CDavid.TS a dit...

Tout cela revient-il à dire : "L'esprit est plus fort que la matière" ? Relativement à notre vision de la matière, chacun possède une identité, un mental, un être, une capacité à représenter sous forme physique (la matière) son soi, son corps. Une uniformité standard interprétable par notre cerveau (physique) sous forme d'informations (théorie quantique de la matière).

Le mental humain serait comme une infime goutte d'eau dans l'océan à laquelle on donnerait une forme physique que l'on pourrait voir (comme si un poisson pouvait voir cette goutte d'eau s'il était doté de capacité mentale lui faisant décrire sous forme physique).

En ces termes, cette goutte, seule, n'a pas de particularités, mais toutes réunis, elles forment un océan, qui possède un sens, une existence, qui regorge de vie.

Vu sous cet angle, oui, l'esprit est ce qui fait naitre la matière. Elle le modèle, le façonne, pour lui donner un sens perceptible avec nos sens.

Est-ce être réaliste ? Toutes choses fait partie de la même chose. La question serait : "Comment" être réaliste ?

Jigé a dit...

Pour moi matière et esprit sont deux conceptions différentes de la même réalité, et c'est cette réalité qui est importante, pas l' explication spirituelle ou matérielle qu'on plaque dessus. La science parle de matière, et la spiritualité, de Dieu: deux langages différents pour parler de la même chose.

Le mental pourrait être (et sera un jour) une aide formidable, mais présentement c'est un obstacle qui EMPÊCHE de comprendre. Comme dit Sri Aurobindo «Le mental fut une aide, le mental est l'obstacle» (tout comme un petit pantalon d'enfant a déjà été très utile, mais plus maintenant car nous avons grandi).

Ta description de l'océan originel indifférencié d'où sont sorties des myriades de gouttes individualisées est exacte. Le COMMENT être réaliste est vrai pour les spiritualistes, mais n'intéresse pas tout le monde (et je ne suis pas spécialement spiritualiste).

les pensées de l'ysa a dit...

Quand plus rien d'extérieur n'arrive à bouleverser votre intérieur, quand un sentiment permanent de joie de vivre vous habite, quand vous voyez toujours le monde et les situations avec les yeux de l'ame-our, quand la théorie de l'éveil véritable est validée par le vécu, c'est que votre équilibre et votre sérénité, votre amour inconditionnel de toute chose, ne sont plus une illusion mais bien l'essence même de Qui Vous Etes.
L'Ysa :)

Jigé a dit...

Je reconnais là le langage bouddhiste de la voie du milieu qui sait si bien équilibrer les extrêmes pour les harmoniser. Tout ce que tu dis est exact, bien sûr, et un jour on ne fait plus vraiment la différence entre l’intérieur et l’extérieur car on se reconnaît partout (le bouddhisme dirait qu'il n'y a que le soi.).

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Laval, Québec
L'AVC qui a laissé mon corps handicapé en 1990 m'a aussi donné une compréhension inouïe de tous les êtres vivants (surtout humains mais aussi animaux).
Les scientifiques disent que nous utilisons seulement 10% du cerveau. Peut-être mon 10% s'est-il légèrement déplacé car des choses qui sont faciles à la plupart me sont impossibles ou difficiles et des choses qui leur sont extraordinaires sont très ordinaires pour moi.

Mes amis disent que je suis philosophique car je ne prends pas la vie pour acquis: je la questionne jusqu'à ce qu'elle me donne des réponses. Mais cela m'a amené à découvrir quelques uns de ses secrets, et ces secrets, je veux les partager avec toi, ami. (Voir L'HOMME QUI CHERCHAIT DES RÉPONSES -juil. 2008)

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