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La catastrophe haïtienne




En fait c’est l’Homme (l’être humain) qui m’intéresse au plus haut point, et ce qui se passe en Haïti me sert de prétexte à parler de l’Homme. Je ne commenterai donc la catastrophe haïtienne que très accessoirement.

Rien de ce qui arrive n’est négatif à 100%. JAMAIS. Quel que soit la situation, il y a TOUJOURS un aspect positif. La graine de l’arbre, avant de germer, doit pourrir; dirons-nous que la pourriture n’a aucun aspect positif? Ça permet à l’arbre de naître pourtant. Récemment un terrible tremblement de terre a frappé le peuple haïtien. Bien que ce tragique événement ait fait des dizaines de milliers de morts et détruit la maison de centaines de milliers d’autres, de nombreux aspects positifs résulteront de cette catastrophe. Il y a plusieurs aspects positifs dans ce terrible événement. Certains concernent le peuple haïtien lui-même tandis que d’autres touchent les autres nations dans le monde. Ultimement ça profitera à l’espèce humaine toute entière (à long terme).

On ne peut pas rester indifférent aux malheurs des autres, et je me suis aperçu que plusieurs blogs parlaient de la catastrophe d’Haïti avec une sympathie évidente, et même avec une compassion dont on n’est pas coutumier, comme si le malheur des uns faisait ressortir le meilleur des autres (ici on voit l’enseignement du Yin Yang qui fait sortir une bonne chose de son contraire).

À la télé de Radio-Canada on a pu entendre une Canadienne d’origine Haïtienne qui était si fortement positive que ça faisait chaud au cœur: entre des nouvelles d’édifices en ruines, de pannes électriques, de manque d’eau potable et de gens hagards errant dans les rues, elle (qui devait s’inquiéter pour ses proches là-bas) disait que «la seule chose positive est que maintenant nous repartons à zéro et tout est possible». Je ne sais pas son nom mais je lui dédie ce texte. Oui, TOUT EST POSSIBLE, mais pour le comprendre vraiment, il faut avoir perdu ce qu'on a -ou plutôt ce qu'on croit avoir. Au lendemain de la catastrophe, j’ai vu des centaines de gens marcher en chantant et en tapant des mains, et j’ai senti que c’est des choses comme celle-là qui font la grandeur de l’Homme car il peut passer à travers tout.

J’ai toujours vu que c’est dans l’adversité que l’Homme est le plus grand, que ce soit le tsunami au large de l’Indonésie, les tremblements de terre au Pakistan, en Iran, ou en Turquie. Si on regarde la réalité, on s’aperçoit qu’il y a UNE espèce humaine, accessoirement composée de 195 pays qui se croient –et agissent comme s’ils étaient- indépendants. Mais c’est faux! Nous sommes tous INTERDÉPENDANTS (ça veut dire que nous dépendons les uns des autres). Il suffit qu’un pays souffre pour que tous les autres soient attentifs à ses malheurs et accourent l’aider. Rien n’est plus beau à voir que cette formidable solidarité.

C’est lorsque les gens sont solidaires les uns des autres que l’espèce humaine est la plus forte car alors les pays agissent de concert (et donc sont moins égoïstes). Mais cette formidable solidarité entre pays, pourquoi ne la voit-on pas entre individus d’un même pays? Cette solidarité entre individus, on en voit des traces pourtant. La guignolée de Noël, par exemple: à chaque année un peu avant Noël, des milliers de gens donnent des victuailles ou de l’argent à un organisme qui gère le tout et qui redistribue tout cela ensuite à d’autres gens, qui grâce à ces dons, peuvent avoir un repas de Noël et quelques jouets pour les enfants.

Je vais dire une chose banale: quand on a tout perdu, on ne peut plus rien perdre: on ne peut que gagner. L’homme qui va se noyer et coule à pic dans la rivière, quand il touche le fond, il ne peut plus aller plus bas: un coup de pied au fond, et ça y est, il remonte. L’humanité a touché le fond (en Europe en 1945). Et maintenant elle remonte: c’est sûr d’aller mieux un jour. Mais ça prend du temps, ça n’en finit plus de remonter: ce n’est pas une remontée harmonieuse et en ligne droite; la remontée est à l’image de l’Homme: chaotique à souhaits, avec des avancées et des reculs. Mais bientôt sa tête sera hors de l’eau/danger, il respirera librement. Il rira et son rire dissoudra la grisaille de sa vie.

BIENTÔT CE SERA PLUS BEAU QUE NOS PLUS BEAUX CONTES DE FÉE



3 commentaires:

Maryh K. a dit...

Bonjour Jigé,
C'est un très beau message d'espoir que tu déposes ici et je partage pleinement ton assentiment quant à l'interdépendance entre les êtres et toutes les populations de notre même planète. C'est ce que l'on nomme communément l' "effet papillon". J'aime ta façon d'écrire et ton regard lucide (empli de lumière et éclairant à la fois) sur notre petit monde. Je dis petit parce qu'à notre échelle individuelle, nous le voyons grand, vaste, souvent inaccessible, mais à l'échelle de l'univers et du cosmos, notre planète est à peine plus grosse qu'un grain de riz. Alors comment un homme peut-il parfois se croire si grand et se donner des droits pour en gouverner un autre, quand ce n'est pas pour vouloir par la force imposer ses lois à tous les autres hommes (d'un quartier, d'un pays, d'un état)?
Puisse le conte merveilleux s'accomplir un jour. Mais est-ce bien là la destinée de l'homme ? Il faudrait faire tomber beaucoup de barrière, et aussi transformer tous ces comptes en contes.

Jigé a dit...

Oui, chère Marih K, «l’interdépendance» et «l’effet papillon» sont intimement reliés (Voir L’effet papillon, mars 2008). À ce sujet, une amie blogueuse me citait les amérindiens: O MITAKUYE OYASIN (nous sommes tous reliés).

Les anciens mystiques disaient, dans leur langage imagé, que nous ne sommes rien. Ils voulaient dire que la terre est comme un grain de poussière dans l’univers. Et des milliards de créatures (dont l’Homme) vivent sur la terre, et sont donc si petit dans l'univers qu'ils sont comme «rien» (en même temps chaque être est unique et très important).

Le «conte de fée» dont je parle ne vient pas d’une croyance ou d’une lecture, mais résulte d’une expérience personnelle, et est 100% sûre de se produire. Il ne faut pas se fier à notre façon catastrophique de vivre car cela peut changer TRÈS rapidement pour une réalité souriante.

almanachronique a dit...

Enfin, les mots que j'attendais sur ce triste sujet.
On dit que du chaos peut naître l'harmonie (ou l'unité?).
Haïti n'était pas le paradis sur terre. Depuis que Christophe Colomb y a malencontreusemnt posé le pied, les misères s'y succèdent.
Puisse cette horreur faire prendre conscience à ses habitants, ses voisins dominicains et au monde entier de ce que les hommes se doivent les uns aux autres.
merci pour tous ces articles pleins d'espoir
Pomme

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QUI EST DONC CE JIGÉ?

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Laval, Québec
L'AVC qui a laissé mon corps handicapé en 1990 m'a aussi donné une compréhension inouïe de tous les êtres vivants (surtout humains mais aussi animaux).
Les scientifiques disent que nous utilisons seulement 10% du cerveau. Peut-être mon 10% s'est-il légèrement déplacé car des choses qui sont faciles à la plupart me sont impossibles ou difficiles et des choses qui leur sont extraordinaires sont très ordinaires pour moi.

Mes amis disent que je suis philosophique car je ne prends pas la vie pour acquis: je la questionne jusqu'à ce qu'elle me donne des réponses. Mais cela m'a amené à découvrir quelques uns de ses secrets, et ces secrets, je veux les partager avec toi, ami. (Voir L'HOMME QUI CHERCHAIT DES RÉPONSES -juil. 2008)

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