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La persévérance

 

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Prambule-54

Tournesol_thumb_thumb_thumb_thumb_thJe te salue ami

Quand j’étais à l’école un jour un de mes camarades de classe (avec qui j’étais assez copain) a voulu apprendre à dessiner; alors il s’est assis devant son carnet avec un crayon et a griffonné je ne sais plus quoi. Comme ce qu’il a dessiné n’était pas à la hauteur de ses attentes, il a abandonné et je ne l’ai plus jamais revu faire de dessins.

Aucun dessinateur professionnel n’est né dessinateur professionnel: il a dû apprendre, et au début, a gribouillé comme tout le monde, mais il a PERSVÉRÉ et un jour il est devenu habile à représenter les choses avec son crayon, alors il a décroché un emploi de dessinateur (on vient sur Terre pour APPRENDRE, et si quelqu’un est né avec une facilité pour le dessin, c’est qu’il a appris dans une autre vie).

Inévitablement des événements (heureux et malheureux) arrivent à tout le monde sans exception, mais il y a ceux qui SUBISSENT la vie et ceux qui la MAÎTRISENT. Les premiers ont l’impression d’être écrasés par elle et se plaignent souvent de leur sort (“Je n’ai pas de chance”, “Le sort s’acharne sur moi”, “Ce n’est pas de ma faute”); il sont comme un bouchon de liège dans la rivière: ballottés au gré du courant, on ne sait jamais où ils vont aboutir. Ce sont eux qui blâment “Dieu” ou accusent quelque chose d’extérieur à eux d’être responsable du malheur qui les frappe.

Mais si on blâme une chose extérieure à soi (= autre que soi) pour les malheurs qui nous arrivent, on perd du coup toute possibilité d’intervenir (puisque “ce n’est pas moi, c’est lui”). Il y a des gens –de plus en plus de nos jours- pour qui cette situation est inadmissible; alors ils réagissent et cherchent à “se prendre en main”; et la plupart cherche (parfois consciemment et parfois inconsciemment) une solution à ce qui leur arrive.

LA VIE EST FAITE POUR APPRENDRE, pas pour SUBIR. Mais apprendre n’est pas instantané, il faut être prêt à y consacrer le temps qu’il faut (souvent des années); on peut être certain que si on cherche, on est sûr de trouver (et si on ne cherche pas, on est sûr de ne pas trouver). Mais comme c’est plutôt long, alors il faut PERSÉVÉRER.

Théocrite a dit qu’en persévérant on arrive à tout, et dans les siècles passés de nombreux écrivains et philosophes ont parlé de la persévérance comme d’une qualité essentielle pour l’Homme; en fait, la persévérance est si importante qu’à l’époque moderne la plupart des psychologues en ont parlé. La Nature même nous donne l’exemple de la persévérance: tout le monde sait que l'eau qui tombe goutte à goutte perce le rocher le plus dur.

C’est donc la plus importante des qualités car on a besoin d’elle pour développer chacune des autres; c.a.d. que sans persévérance, on ne peut pas développer d’autres qualités car je ne connais personne qui puisse développer une qualité spontanément du premier coup.  Par contre, si on persiste, ce qu’on ne peut pas faire aujourd’hui, il est sûr et certain qu’on le pourra un jour (avec de la pratique et à la condition d’avoir suffisamment d’intérêt).

Pour pouvoir persévérer, il faut avoir un but, quelque chose qu’on veut réaliser (sinon, persévérer DANS QUOI?) Mais dès qu’on a un but, du coup on voit tous les obstacles au but: on dirait que l’effort même vers le but fait naître les obstacles. C’est parfaitement normal, et dès que la cause est connue, on ne s’en formalise plus: à cause de la structure binaire du mental, on doit absolument connaître l’obstacle afin de pouvoir le surmonter.

Du simple fait que nous soyons sur Terre, nous avons tous des qualités ET des défauts (quelqu’un qui n’aurait QUE des qualités ou QUE des défauts, ça n’existe pas). Il est donc NORMAL d’avoir l’un et l’autre; il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter si on a des défauts –ce qui ne serait  pas normal c’est de ne pas en avoir.

On est sur Terre pour apprendre, et on a du temps “en masse” (comme on dit au Québec): avant cette vie, il y en a eu beaucoup d’autres, et après, il y en aura beaucoup encore. On ne manque donc pas de temps pour apprendre. Mais apprendre quoi? Le piano, le dessin, la coiffure? Non, une chose beaucoup plus importante: apprendre à être heureux. C’est si vrai, que même un pianiste virtuose, même un dessinateur hors pair, s’ils n’ont pas trouvé le bonheur, ont l’impression de n’avoir pas réussi leur vie. Pourtant ce n’est pas faute de le chercher; mais il faut croire qu’on ne cherche pas de la bonne manière puisque les gens heureux (PLEINEMENT heureux) sont rares –il y en a bien mais ils ne sont pas encore nombreux.

La vie, on ne la connaît pas: tout est à APPRENDRE. Un bébé ne vient pas au monde en sachant marcher: il doit apprendre; plus tard, on va à l’école pour apprendre; lorsqu’on commence un nouvel emploi, on doit apprendre les tâches, etc. On APPREND de la naissance à la mort. On peut considérer que toute la vie est une sorte d’école: un lieu où on APPREND (on n’apprend pas qu’à l’école, et après c’est fini: on SAIT); c’est une erreur, une mauvaise conception de la vie qui nous EMPÊCHE de toujours apprendre.

Seulement, il y a une condition préalable pour pouvoir apprendre: c’est de savoir qu’on ne sait pas. Si on PRÉTEND savoir, alors c’est comme si on se fermait à la possibilité d’apprendre. Après commence le long apprentissage de la chose que nous voulons apprendre. Et c’est là où la persévérance peut nous aider. Car bien sûr, C’EST LONG: tout ce qui a de la valeur prend du temps: apprendre la chirurgie, le piano, etc. (quelqu’un qui plante un pommier ne s’attend pas à cueillir une pomme le lendemain, n’est-ce pas?) J’ai même connu quelqu’un qui s’était inscrit à un atelier de fin de semaine en spiritualité car il comptait “trouver son âme” en deux jours afin d’épater les copains du bureau le lundi.

Mais la vie est bien faite. Pour pouvoir apprendre (et progresser), on n’a besoin que d’UNE chose: soi. Et ça tombe bien: on est toujours avec soi-même. Pour pouvoir apprendre, pas besoin de prérequis (sauf savoir qu’on ne sait pas). Alors au départ on est comme on est, et peu à peu on apprend à… être soi-même (on n’apprend pas à être le voisin!). Et là, on découvre une chose extraordinaire: ON EST UNIQUE.  Et puisqu’on a dé-couvert qu’on est unique (= on l’a TOUJOURS été, mais on ne le savait pas; alors on a ôté ce qui re-couvre), on s’aperçoit que chacun des autres est unique aussi. 

L’Homme est éminemment progressiste (le sens du progrès est très développé chez lui): il cherche tout naturellement à améliorer tout ce qu’il touche. Alors, s’il cherche à s’améliorer lui-même, il peut aller très loin. Mais il faut savoir que la réussite et le bonheur s’obtiennent rarement au premier essai: il nous faut souvent subir de nombreux échecs avant d’y parvenir. Ici on remarque une caractéristique de l’Homme (due à la structure BINAIRE de son mental):

Pour pouvoir réussir quelque chose, il doit faire face à de nombreux obstacles, parce que c’est seulement de cette façon que les obstacles lui apparaissent réels et qu’il peut les surmonter. On peut donc dire que réussites et échecs concourent tous deux au succès final (les “événements heureux” sont une sorte de leçon, et les “événements malheureux”, une autre sorte de leçon: on apprend de tout, c’est formidable!). On est donc CERTAIN de rencontrer des problèmes.

Mais un problème, c’est fait pour être résolu (comme l’élève qui a des problèmes à résoudre –et un problème insoluble, ça n’existe pas): c’est en les résolvant qu’il APPREND. Comme on veut réussir et qu’on est sûr de rencontrer des problèmes, persévérer est nécessaire (persévérer est simple: si tu tombes 10 fois, tu te relèves 11 fois). Si on fait cela on ne peut pas ne pas réussir, c’est impossible.

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QUI EST DONC CE JIGÉ?

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Laval, Québec
L'AVC qui a laissé mon corps handicapé en 1990 m'a aussi donné une compréhension inouïe de tous les êtres vivants (surtout humains mais aussi animaux).
Les scientifiques disent que nous utilisons seulement 10% du cerveau. Peut-être mon 10% s'est-il légèrement déplacé car des choses qui sont faciles à la plupart me sont impossibles ou difficiles et des choses qui leur sont extraordinaires sont très ordinaires pour moi.

Mes amis disent que je suis philosophique car je ne prends pas la vie pour acquis: je la questionne jusqu'à ce qu'elle me donne des réponses. Mais cela m'a amené à découvrir quelques uns de ses secrets, et ces secrets, je veux les partager avec toi, ami. (Voir L'HOMME QUI CHERCHAIT DES RÉPONSES -juil. 2008)

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