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Être pleinement heureux, est-ce possible?









Ceux qui me lisent habituellement savent que s’il est vrai que la spiritualité m’intéresse beaucoup (elle offre des réponses TRÈS intéressantes aux grandes questions de la vie), je ne suis pas vraiment spiritualiste cependant. L’important dans la vie est d’être heureux, pas de croire en la science ou en la spiritualité. Et pour cela, il est primordial de savoir ce qu’est le bonheur. Ça peut sembler élémentaire, mais habituellement on ne le sait pas vraiment. La preuve, c’est qu’il y a très peu de gens heureux (tout le temps heureux, pas parfois heureux et parfois malheureux).

En fait, TOUT LE MONDE CHERCHE À ÊTRE HEUREUX DANS LA VIE (ça veut dire toi, moi, lui et tous ces autres là). Tout le monde! Sans exception (connais-tu quelqu’un dont le but dans la vie est d’être malheureux?) Mais pourquoi est-ce ainsi? Puisque le bonheur existe, mais que nous ne sommes pas perpétuellement heureux, force m’est de conclure que c’est quelque chose en moi (mais inconscient) qui l’est. J’ai donc avantage à en devenir conscient.

Être heureux n’est pas une inconnue pour nous: nous avons tous des moments heureux, qui alternent avec des moments malheureux; c’est ce que j’appelle le yoyo de la vie. Autrement dit dans les montagnes russes de la vie, nous montons ou descendons selon les hasards du chemin -sur lequel nous avons très peu de contrôle (un jour je dirai comment avoir le contrôle).

«Être PLEINEMENT heureux» est tout à fait normal, et puisque c’est normal, nous avons tout ce qu’il faut pour cela (tout comme il est normal d’avoir du plaisir à manger parce que il faut manger pour vivre). Donc on PEUT être heureux, c’est tout à fait possible et des gens pleinement heureux, ça existe (bien qu’ils ne soient pas encore très nombreux). Mais alors, si tout le monde cherche le bonheur, pourquoi n’y a-t-il pas plus de gens heureux alors? Se pourrait-il que nous essayons d’être heureux de la mauvaise façon (ou, pour parler comme les mystiques, que nous cherchions le bonheur là où il n’est pas)?

Si l’on étudie la question, on remarque que l’humanité est encore très jeune, et comme tout enfant, ne sait pas encore vivre (nous croyons même que pour dormir, il suffit de se mettre dans un lit et de fermer les yeux); nous ne savons pas encore ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour être heureux. Nous ne venons pas au monde avec le réflexe du bonheur. Il faut apprendre. Comment? En faisant toutes sortes de choses. Parfois c’est bien et parfois on se trompe et on essaie autre chose (ce n’est pas en étant sage et en ne faisant rien qu’un enfant grandit et apprend la vie), mais dans tous les cas on a la conséquence (bonne ou mauvaise) de notre action, et c’est par la conséquence qu’on apprend (exactement ce que dit le karma): donc en agissant on apprend si notre action nous rapproche ou nous éloigne du bonheur. Et à la longue (après de multiples vies) on accumule… de l’expérience, et on est de plus en plus heureux.

Par exemple, tout le monde sait que la pluie a pour conséquence de mouiller. C’est très utile de savoir cela, car si on ne veut pas être mouillé, on sait comment agir avec elle: on peut se protéger (parapluie, imperméable). Mais supposons que la pluie parfois mouille et parfois non, au hasard; difficile dans ces conditions de savoir comment se comporter avec elle.

Pour le bonheur, au départ, on ne sait pas quoi faire. Alors on essaie une chose puis une autre, et on subit la conséquence. On s’efforce d’obtenir la richesse, la notoriété, la gloire, ou le pouvoir parce qu’on croit qu’obtenir l’une ou l’autre de ces choses va nous rendre plus heureux. Et quand on les a obtenues on s’aperçoit que ces choses apportent chacune des avantages ET des inconvénients, mais pas le bonheur véritable. Depuis des générations on répète même que «l’argent ne fait pas le bonheur» et pourtant, après tout ce temps, on essaie encore de devenir riche. Où est la logique? On n’a pas confiance, et on veut vérifier par soi-même?

Après de nombreuses vies passées à acquérir ces choses, il devient clair qu’elles ne rendent pas heureux. Alors, vient une vie où ces choses ne nous intéressent plus, la seule chose qui nous intéresse, c’est le bonheur. Et parce que ça nous intéresse, on le cherche, on le cherche intensément. Et parce qu’on le cherche, on est sûr de trouver. Et quand on a trouvé, on comprend:

RENDRE HEUREUX REND HEUREUX


4 commentaires:

anne des ocreries a dit...

Conclusion imparable et....efficace ! :)

Toutarmonie a dit...

Un jour, j'ai lu une citation sur le bonheur que depuis, j'ai fait mienne. Je ne connais pas la source, tu m'en excuseras.

LE BONHEUR EST UN CHOIX QUE L'ON FAIT ICI ET MAINTENANT.

Je crois effectivement que nous avons tous ici même le choix d'être heureux, peu importe la situation.

En 1989-1990, j'ai fait un long voyage (pour vrai en avion et backpack) et je cherchais quelque chose. Aujourd'hui, ça me paraît évident. Je cherchais quelque chose que j'ai trouvé des années plus tard, en me remettant au monde. En découvrant qui j'étais vraiment. En faisant un avec le TOUT! Et cette découverte, qui en révélait bien d'autres, m'a fait comprendre à quel point, dans tout ce que nous faisons, c'est ce "contact" que nous recherchons! Un bon livre, ou un bon film, une rencontre, une activité, peut nous ouvrir une porte... nous faire sentir plus vivant. Mais toujours nous rechercherons ce quelque chose si nous n'arrivons pas à l'atteindre vraiment. Et lorsque nous l'avons atteint, nous ne sommes plus vraiment heureux lorsque nous nous déconnectons. Et presque tout est fait pour nous éloigner de ces états si sains et si profonds! Le défi est grand... mais vaut qu,on s'y attarde.

Maryh K. a dit...

Coucou Jigé,
J'ai tenu ma promesse : je suis là. J'espère que cela te rend heureux :-) même si je sais que le bonheur ne dépend pas pas des choses extérieures. Mais si rendre heureux rend heureux (et que tu l'es en me lisant) alors je suis heureuse d'avoir contribué à ce moment de joie pour toi. Je dis bien joie, en fait, parce que je crois que la joie dépend des choses extérieures et le bonheur non. Le bonheur est un état. Tu l'es, ou ne l'es pas. Et être dans cet état en permanence, indépendamment des circonstances extérieures, est une grâce que peu connaissent. Je ne pense malheureusement pas encore avoir atteint cet état de grâce même s'il m'est arrivé de m'en approcher. C'est une quête, et je crois effectivement ( il n'y a qu'à voir le nombre de livres écrits sur le sujet) que tous recherchent, souvent à tort et à travers (dans les acquisitions matérielles, dans l'affection, l'amour d'un partenaire, autre...). La personne qui a écrit un commentaire juste avant moi a raison de dire que se trouver, se connaître enfin, fait partie de cette démarche vers le bonheur. Rendre les autres heureux aussi, je n'en doute pas, et tes messages sur ton blog sont des espaces propices au bonheur.
Je te souhaite une belle journée. Merci pour ton passage sur mon blog pour prendre de mes nouvelles. Je t'y ai répondu : non l'ogre ne m'a pas mangée, je suis toujours là.
A bientôt.
Marie K.

Jigé a dit...

Tu as raison, chère MK, de croire que «le bonheur ne dépend pas des choses extérieures». Et comme tu dis être heureux est un état intérieur : «tu l’es ou ne l’es pas». C’est vrai aussi que des choses extérieures peuvent apporter la joie si elles sont agréables (et apporter peine ou souffrance si elles sont désagréables). Mais distinguer ainsi des choses extérieures et des choses intérieures est une APPARENCE qui, bien que très courante, est basée sur une vision erronée des choses.

Habituellement nous sommes INCAPABLES de voir les choses telles qu’elles sont; nous ne voyons d’elles qu’une APPARENCE de réalité telle que nous la voyons à travers nos lunettes mentales déformantes (de même qu’un chat ne voit pas les choses telles qu’elles sont, mais seulement à travers sa façon très féline, et une même chose, disons une pépite d’or, est une réalité très différente pour un chat ou pour un Homme).

Voir des choses extérieures et des choses intérieures est NORMAL pour le mental (qui distingue tout en paires d’opposées: extérieur/intérieur, joie/peine, beau/laid, gros/petit, etc); c’est très pratique pour agir, mais ce n’est pas la RÉALITÉ. Ultimement, bonheur ou joie ne sont ni intérieur ni extérieur, puisqu’il n’y a qu’une unique réalité.

Pour vivre cette unique réalité (au lieu d’une apparence comme maintenant) c'est souvent difficile, mais est naturel (d’un naturel que nous ne connaissons pas cependant car c’est encore inconscient) il suffit d’une seule chose: la CHERCHER (mais chercher VRAIMENT, obstinément, pendant des années s’il faut, jusqu’à ce qu’on trouve). Toi, tu en as déjà eu un aperçu, alors tu sais où chercher. Si on cherche, on est SÛR de trouver.

Et oui, TOUTARMONIE a parfaitement raison lorsqu’elle parle ainsi du bonheur: c’est basé sur son exp. pas sur une théorie quelconque; son "UN CHOIX QUE L'ON FAIT ICI ET MAINTENANT" ressemble à mon "CHERCHES ET TU TROUVERAS".

Pour répondre à ta question: oui, ta lettre m’a apporté «de la joie». Il y a un état où tous les contacts, QUELS QU’ILS SOIENT, apportent de la joie. Et OUI, je suis pleinement heureux (comme tu le seras un jour –à condition de le CHERCHER).
À+
JG

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QUI EST DONC CE JIGÉ?

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Laval, Québec
L'AVC qui a laissé mon corps handicapé en 1990 m'a aussi donné une compréhension inouïe de tous les êtres vivants (surtout humains mais aussi animaux).
Les scientifiques disent que nous utilisons seulement 10% du cerveau. Peut-être mon 10% s'est-il légèrement déplacé car des choses qui sont faciles à la plupart me sont impossibles ou difficiles et des choses qui leur sont extraordinaires sont très ordinaires pour moi.

Mes amis disent que je suis philosophique car je ne prends pas la vie pour acquis: je la questionne jusqu'à ce qu'elle me donne des réponses. Mais cela m'a amené à découvrir quelques uns de ses secrets, et ces secrets, je veux les partager avec toi, ami. (Voir L'HOMME QUI CHERCHAIT DES RÉPONSES -juil. 2008)

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